Bâtiment et travaux publics

Le droit du travail des entreprises du bâtiment et des travaux publics

Les entreprises du bâtiment et des travaux publics, dits BTP, de l’artisan au grand groupe, emploient des ouvriers, des employés, techniciens et agents de maîtrise, dits ETAM, et des cadres dont le travail s’exerce pour l’essentiel sur des chantiers, mobiles, exposés aux intempéries et aux risques de chute ou d’ensevelissement. Leur droit du travail combine le Code du travail, sept conventions collectives nationales distinguées selon l’activité, l’effectif et la catégorie du salarié, des accords nationaux et des accords régionaux renouvelés chaque année. Il comporte aussi des régimes propres au secteur, comme la caisse de congés payés, le chômage-intempéries, les indemnités de déplacement et la carte d’identification professionnelle. Le cabinet SANCY Avocats conseille et défend les employeurs du secteur sur l’ensemble de ces règles.
7 conventions
Conventions collectives nationales des ouvriers, ETAM et cadres du bâtiment et des travaux publics
12 chapitres
Des conventions collectives aux contrôles et aux litiges
72 articles
Textes et jurisprudence à l’appui

Les chapitres sur les entreprises du bâtiment et des travaux publics

Chaque chapitre ouvre sur ses pages détaillées.
Ouvriers sur un échafaudage restaurant une façade jaune : le droit du travail des entreprises du bâtiment et des travaux publics

1. Les particularités sociales du secteur

1.1. Sept conventions collectives et des accords régionaux

La convention collective applicable est celle dont relève l’activité principale exercée par l’employeur (C. trav. art. L. 2261-2). Les conventions du BTP retiennent l’activité réelle, le code de l’activité principale exercée (APE) ne constituant qu’une simple présomption, et règlent le cas des entreprises mixtes : la convention du bâtiment s’applique lorsque le personnel affecté aux travaux du bâtiment atteint 60 % de l’effectif, une option étant ouverte entre 40 et 60 % (CCN ouvriers du bâtiment plus de 10 salariés art. 1.1). Le rattachement au bâtiment ou aux travaux publics commande ensuite la convention de chaque catégorie de salariés.

Les ouvriers du bâtiment relèvent de deux conventions du 8 octobre 1990, l’une pour les entreprises occupant jusqu’à 10 salariés (IDCC 1596), l’autre pour celles de plus de 10 salariés (IDCC 1597), et ceux des travaux publics de la convention du 15 décembre 1992 (IDCC 1702). Les ETAM relèvent de deux conventions du 12 juillet 2006, pour le bâtiment (IDCC 2609) et les travaux publics (IDCC 2614), et les cadres de la convention du 1er juin 2004 pour le bâtiment (IDCC 2420), non étendue, et de celle du 20 novembre 2015 pour les travaux publics (IDCC 3212). Les salaires minima des ouvriers et des ETAM sont fixés par des accords régionaux, qui ne s’imposent à toutes les entreprises qu’après extension (C. trav. art. L. 2261-15), selon le mécanisme des accords nationaux et régionaux du BTP.

1.2. Les déplacements et la durée du travail

L’ouvrier non sédentaire perçoit des indemnités de petits déplacements, de repas, de transport et de trajet (CCN ouvriers du bâtiment plus de 10 salariés art. 8.11), calculées selon des zones concentriques distantes entre elles de 10 kilomètres à vol d’oiseau (CCN ouvriers du bâtiment plus de 10 salariés art. 8.13). Celui qui ne peut regagner chaque soir sa résidence relève du régime des grands déplacements, le covoiturage ne constituant pas un transport en commun (Cass. soc. 15-9-2021, n° 20-14.326, publié au Bulletin). La déduction forfaitaire spécifique des ouvriers du bâtiment, de 7 % en 2026, deviendra nulle au 1er janvier 2032 (Arrêté du 4-9-2025 art. 9).

Les conventions fixent aux ouvriers des durées maximales plus strictes que la loi, notamment 10 heures par jour et 48 heures sur une même semaine (CCN ouvriers du bâtiment plus de 10 salariés art. 3.15 ; CCN ouvriers des travaux publics art. 3.7). Le contingent d’heures supplémentaires dans le BTP varie selon le secteur, l’effectif et le texte applicable, et son niveau reste incertain dans les entreprises du bâtiment de plus de 10 salariés.

1.3. Les caisses de congés payés et les intempéries

Les entreprises du BTP s’affilient obligatoirement à une caisse de congés payés (C. trav. art. L. 3141-32), qui assure le service des congés selon une année de référence commençant le 1er avril (C. trav. art. R. 3141-4). La caisse ne se substitue à l’employeur que s’il a pris les mesures propres à permettre au salarié d’exercer effectivement son droit auprès d’elle (Cass. soc. 22-9-2021, n° 19-17.046, publié au Bulletin), ce qui impose une gestion rigoureuse des caisses de congés payés du BTP.

Lorsque les conditions atmosphériques rendent le travail dangereux ou impossible, l’arrêt du chantier est décidé par l’entrepreneur après consultation du comité social et économique (C. trav. art. L. 5424-9). Le salarié perçoit alors l’indemnité du chômage-intempéries, que la caisse rembourse en partie à l’employeur et que finance une cotisation de 0,68 % ou de 0,13 % des salaires après abattement pour la campagne 2026-2027 (Arrêté du 3-9-2026 art. 3).

1.4. Les chantiers, la sous-traitance et le contrat de chantier

Une coordination de sécurité est organisée sur tout chantier de bâtiment ou de génie civil où interviennent plusieurs entreprises ou travailleurs indépendants (C. trav. art. L. 4532-2), et l’inspection du travail peut arrêter les travaux en cas de danger grave et imminent de chute de hauteur, d’ensevelissement ou d’exposition à l’amiante (C. trav. art. L. 4731-1). Chaque salarié intervenant sur un chantier doit détenir la carte d’identification professionnelle du BTP (C. trav. art. L. 8291-1), et le donneur d’ordre doit obtenir les attestations de son sous-traitant à la conclusion du contrat puis tous les 6 mois, au titre de son obligation de vigilance (C. trav. art. D. 8222-5).

Le secteur recourt enfin au contrat de chantier ou d’opération, contrat à durée indéterminée conclu pour la durée d’un chantier, qui repose dans le BTP sur l’usage (C. trav. art. L. 1223-8). Sa rupture à la fin du chantier repose sur une cause réelle et sérieuse et suit la procédure du licenciement pour motif personnel (C. trav. art. L. 1236-8).

2. L’accompagnement du cabinet SANCY Avocats

SANCY Avocats est un cabinet de droit du travail, installé à Paris et dirigé par Xavier Berjot, avocat associé, qui conseille et défend des employeurs dans toute la France.

En conseil, le cabinet assiste l’entreprise du BTP sur la convention applicable, ses contrats, la paie et les déplacements, la durée du travail, la sécurité des chantiers et la sous-traitance, dans le cadre du droit social de l’entreprise.

En cas de contrôle ou de litige, il la défend, notamment dans le contentieux prud’homal.

Cet accompagnement des entreprises du BTP couvre ainsi, pour les employeurs du secteur, le conseil comme le contentieux. L’entreprise qui souhaite exposer sa situation peut consulter le cabinet en vue d’un premier échange.

3. Les thèmes abordés

Les règles du travail dans les entreprises du bâtiment et des travaux publics sont présentées autour de douze thèmes :

Des ressources pratiques complètent l’ensemble.

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